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5 études sur le régime alimentaire méditerranéen – Est-ce vraiment efficace ?

Les maladies cardiaques constituent un problème majeur dans le monde entier.

Cependant, les recherches montrent que l’incidence des maladies cardiaques semble être plus faible chez les personnes vivant en Italie, en Grèce et dans d’autres pays du pourtour méditerranéen, par rapport à celles vivant aux États-Unis. Des études suggèrent que l’alimentation pourrait jouer un rôle.

Les peuples du pourtour méditerranéen ont traditionnellement suivi un régime alimentaire riche en aliments d’origine végétale, notamment en fruits, légumes, céréales complètes, pains, légumineuses, pommes de terre, noix et graines.

La principale graisse alimentaire est l’huile d’olive extra vierge, et les gens consomment également des quantités modérées de vin rouge, de poisson, de volaille, de produits laitiers et d’œufs. La viande rouge ne joue quant à elle qu’un rôle mineur.

Ce mode d’alimentation a commencé à devenir populaire dans le monde entier comme moyen d’améliorer la santé et de prévenir les maladies.

Plusieurs essais contrôlés randomisés, qui sont des méthodes de recherche fiables et efficaces, ont examiné les avantages possibles de ce régime.

Cet article examine 5 essais contrôlés à long terme sur le régime méditerranéen. Tous ces essais sont publiés dans des revues respectées et évaluées par des pairs.

La plupart des personnes qui ont participé à ces études avaient des problèmes de santé, notamment le diabète, le syndrome métabolique ou un risque élevé de maladie cardiaque.

La plupart des études ont porté sur les marqueurs de santé courants, tels que le poids, les facteurs de risque de maladies cardiaques et les marqueurs du diabète. Certaines études plus importantes ont également porté sur les taux de crises cardiaques et de décès.

1. L’étude PREDIMED

Cette vaste étude a porté sur 7 447 personnes présentant un risque élevé de maladie cardiaque.

Pendant près de 5 ans, les participants ont suivi l’un des trois régimes alimentaires différents :

  • un régime méditerranéen avec ajout d’huile d’olive extra vierge (Med + Huile d’olive)
  • un régime méditerranéen avec des noix ajoutées (Med + Nuts)
  • un groupe témoin de régime alimentaire pauvre en graisses

Aucun de ces régimes n’impliquait une réduction des calories ou une augmentation de l’activité physique.

De nombreux chercheurs ont utilisé les données recueillies au cours de PREDIMED pour étudier ses effets. Les études ont porté sur l’effet du régime alimentaire sur différents facteurs de risque et points finaux.

Voici 6 articles (1.1 à 1.6) de l’étude PREDIMED.


1.1 Estruch R, et al. Prévention primaire des maladies cardiovasculaires grâce à un régime méditerranéen Complétée par de l’huile d’olive extra vierge ou des noix. The New England Journal of Medicine, 2018.

Détails. Dans cette étude, 7 447 personnes présentant un risque élevé de maladie cardiaque ont suivi soit un régime méditerranéen avec ajout d’huile d’olive, soit un régime méditerranéen avec ajout de noix, soit un groupe de contrôle à faible teneur en graisses. L’étude a duré 4,8 ans.

L’accent a été mis sur les effets potentiels du régime alimentaire sur les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et les décès de causes cardiovasculaires.

Résultats. Le risque combiné d’attaque cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et de décès par maladie cardiaque était inférieur de 31 % dans le groupe Med + huile d’olive et de 28 % dans le groupe Med + fruits à coque.

Détails supplémentaires :

  • Il n’y a pas eu de différences statistiquement significatives entre les régimes en ce qui concerne les crises cardiaques ou les accidents vasculaires cérébraux.
  • Les taux d’abandon étaient deux fois plus élevés dans le groupe de contrôle (11,3 %) que dans les groupes au régime méditerranéen (4,9 %).
  • Les personnes souffrant d’hypertension, de problèmes de lipides ou d’obésité ont mieux répondu au régime méditerranéen qu’au régime de contrôle.
  • Il n’y a pas eu de différence statistiquement significative dans la mortalité totale, qui est le risque global de décès toutes causes confondues.

Conclusion. Un régime méditerranéen à base d’huile d’olive ou de noix peut réduire le risque combiné d’accident vasculaire cérébral, de crise cardiaque et de décès par maladie cardiaque.


1.2 Salas-Salvado J, et al. Effet d’un régime méditerranéen complété par des noix sur le statut du syndrome métabolique. JAMA Médecine interne, 2008.

Détails. Les chercheurs ont analysé les données de 1 224 personnes de l’étude PREDIMED après avoir suivi le régime pendant un an. Ils ont cherché à savoir si le régime alimentaire avait contribué à inverser le syndrome métabolique.

Résultats. La prévalence du syndrome métabolique a diminué de 6,7 % dans le groupe Med + huile d’olive et de 13,7 % dans le groupe Med + fruits à coque. Les résultats n’étaient statistiquement significatifs que pour le groupe Med + Noix.

Conclusion. Un régime méditerranéen complété par des noix peut aider à inverser le syndrome métabolique.


1.3 Montserrat F, et al. Effet d’un régime méditerranéen traditionnel sur l’oxydation des lipoprotéines. JAMA Médecine interne, 2007.

Détails. Les scientifiques ont évalué 372 personnes présentant un risque élevé de maladie cardiaque après avoir suivi un régime alimentaire dans le cadre de l’étude PREDIMED pendant 3 mois. Ils ont examiné les modifications des marqueurs du stress oxydatif, tels que le LDL (mauvais cholestérol) oxydé.

Résultats. Les niveaux de LDL (mauvais cholestérol) oxydé ont diminué dans les deux groupes du régime méditerranéen, mais n’ont pas atteint une signification statistique dans le groupe de contrôle à faible teneur en graisses.

Conclusion. Les personnes qui ont suivi le régime méditerranéen ont constaté une réduction du LDL (mauvais cholestérol) oxydé, ainsi qu’une amélioration de plusieurs autres facteurs de risque de maladie cardiaque.


1.4 Salas-Salvado J, et al. Réduction de l’incidence du diabète de type 2 avec le régime méditerranéen : Résultats de l’essai randomisé de l’intervention nutritionnelle PREDIMED-Reus. Diabetes Care, 2011.

Détails. Les chercheurs ont évalué 418 personnes non diabétiques qui ont participé à l’étude PREDIMED pendant 4 ans. Ils ont examiné leur risque de développer un diabète de type 2.

Résultats. Dans les deux groupes de régime méditerranéen, 10 % et 11 % des personnes ont développé un diabète, contre 17,9 % dans le groupe de contrôle à faible teneur en graisses. Le régime méditerranéen semble réduire de 52 % le risque de développer un diabète de type 2.

Conclusion. Un régime méditerranéen sans restriction calorique semble prévenir le développement du diabète de type 2.


1.5 Estruch R, et al. Effets d’un régime alimentaire de type méditerranéen sur les facteurs de risque cardiovasculaire. Annales de médecine interne, 2006.

Détails. Les scientifiques ont analysé les données de 772 participants à l’étude PREDIMED en ce qui concerne les facteurs de risque cardiovasculaire. Ils suivaient le régime depuis 3 mois.

Résultats. Les personnes suivant un régime méditerranéen ont constaté des améliorations de divers facteurs de risque cardiovasculaire. Il s’agit notamment du taux de sucre dans le sang, de la pression artérielle, du rapport entre le cholestérol total et le (bon) cholestérol HDL, et du taux de protéine C-réactive (CRP), un marqueur de l’inflammation et de diverses maladies.

Quelques détails supplémentaires :

  • Le taux de sucre dans le sang : a diminué de 0,30-0,39 mmol/L dans les groupes du régime méditerranéen
  • Tension artérielle systolique : a diminué de 5,9 mmHG et de 7,1 mmHG dans les deux groupes du régime méditerranéen
  • Rapport entre le cholestérol total et le (bon) cholestérol HDL : a diminué de 0,38 et 0,26 dans les deux groupes de régime méditerranéen, par rapport au groupe à faible teneur en matière grasse
  • Protéine C-réactive : a diminué de 0,54 mg/L dans le groupe Med + huile d’olive, mais n’a pas changé dans les autres groupes

Conclusion. Par rapport à un régime alimentaire pauvre en graisses, un régime méditerranéen semble améliorer divers facteurs de risque de maladies cardiaques.


1.6 Ferre GM, et al. Fréquence de la consommation de noix et risque de mortalité dans l’essai d’intervention nutritionnelle PREDIMED. BMC Medicine, 2013.

Détails. Les scientifiques ont évalué 7.216 participants à l’étude PREDIMED après 5 ans.

Résultats. Au bout de 5 ans, 323 personnes sont décédées, dont 81 par suite d’une maladie cardiaque et 130 d’un cancer. Les personnes qui ont consommé des noix semblent avoir un risque de décès inférieur de 16 à 63 % pendant la période d’étude.

Conclusion. La consommation de noix dans le cadre d’un régime méditerranéen peut réduire considérablement le risque de décès.


2. De Lorgeril M, et al. Le régime alimentaire méditerranéen, les facteurs de risque traditionnels et le taux de complications cardiovasculaires après un infarctus du myocarde : Rapport final de l’étude de Lyon sur le régime alimentaire et le cœur.(13) Circulation, 1999.

Détails. Cette étude a porté sur 605 hommes et femmes d’âge moyen ayant eu une crise cardiaque.

Pendant 4 ans, ils ont suivi soit un régime de type méditerranéen (complété par une margarine riche en oméga-3), soit un régime de type occidental.

Résultats. Après 4 ans, ceux qui ont suivi le régime méditerranéen avaient 72 % de chances en moins d’avoir subi une crise cardiaque ou d’être décédés d’une maladie cardiaque.

Conclusion. Un régime méditerranéen avec des suppléments d’oméga-3 peut aider à prévenir une nouvelle crise cardiaque chez les personnes ayant déjà eu une crise cardiaque.


3. Esposito K, et al. Effet d’un régime alimentaire de type méditerranéen sur le dysfonctionnement endothélial et les marqueurs de l’inflammation vasculaire dans le syndrome métabolique. The Journal of the American Medical Association, 2004.

Détails. Dans cette étude, 180 personnes atteintes du syndrome métabolique ont suivi soit un régime méditerranéen, soit un régime pauvre en graisses pendant 2,5 ans.

Résultats. À la fin de l’étude, 44 % des patients du groupe du régime méditerranéen présentaient encore un syndrome métabolique, contre 86 % dans le groupe de contrôle. Le groupe du régime méditerranéen a également montré une amélioration d’autres facteurs de risque.

Quelques détails supplémentaires :

  • Perte de poids. Le poids corporel a diminué de 8,8 livres (4 kg) dans le groupe du régime méditerranéen, contre 2,6 livres (1,2 kg) dans le groupe témoin à faible teneur en graisse.
  • Score de la fonction endothéliale. Cette situation s’est améliorée dans le groupe du régime méditerranéen, mais est restée stable dans le groupe témoin à faible teneur en graisses.
  • Autres marqueurs. Les marqueurs inflammatoires (hs-CRP, IL-6, IL-7 et IL-18) et l’insulinorésistance ont diminué de manière significative dans le groupe du régime méditerranéen.

Conclusion. Un régime méditerranéen semble contribuer à réduire le syndrome métabolique et d’autres facteurs de risque cardiovasculaire.


4. Shai I, et al. Perte de poids avec un régime alimentaire pauvre en glucides, méditerranéen ou gras. The New England Journal of Medicine, 2008.

Détails. Dans cette étude, 322 personnes souffrant d’obésité ont suivi soit un régime pauvre en graisses avec restriction calorique, soit un régime méditerranéen avec restriction calorique, soit un régime pauvre en glucides sans restriction.

Résultats. Le groupe à faible teneur en graisses a perdu 2,9 kg, le groupe à faible teneur en glucides a perdu 4,7 kg et le groupe au régime méditerranéen a perdu 4,4 kg.

Chez les diabétiques, les niveaux de glucose et d’insuline dans le sang se sont améliorés grâce au régime méditerranéen, par rapport au régime pauvre en graisses.

Conclusion. Un régime méditerranéen peut être plus efficace qu’un régime pauvre en graisses pour la perte de poids et la gestion du diabète.


5. Esposito K, et al. Effets d’un régime alimentaire de type méditerranéen sur la nécessité d’un traitement médicamenteux antihyperglycémique chez les patients atteints d’un diabète de type 2 nouvellement diagnostiqué(18). Annales de la médecine interne, 2009.

Détails. Dans cette étude, 215 personnes en surpoids ayant récemment reçu un diagnostic de diabète de type 2 ont suivi soit un régime méditerranéen à faible teneur en glucides, soit un régime à faible teneur en graisses pendant 4 ans.

Résultats. Après 4 ans, 44 % du groupe de régime méditerranéen et 70 % du groupe de régime à faible teneur en graisse avaient besoin d’un traitement médicamenteux.

Le groupe du régime méditerranéen a connu des changements plus favorables en matière de contrôle de la glycémie et de facteurs de risque de maladies cardiaques.

Conclusion. Un régime méditerranéen à faible teneur en glucides peut retarder ou empêcher la nécessité d’une pharmacothérapie chez les personnes chez qui le diabète de type 2 vient d’être diagnostiqué.

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